Les croyances : Saboteurs ou propulseurs – partie 1

Colette Normandeau

Point de vue – Colette Normandeau

Femme de cœur et de passion, Colette Normandeau est enseignante et coach professionnel certifiée en PNL (Programmation Neuro Linguistique). Elle partage des moyens simples, pratiques et efficaces qui contribuent à créer des Êtres, des équipes et des entreprises à leur meilleur. Elle est l’auteure du livre « Ê.T.R.E. enfin soi-même – Guide d’auto-coaching et d’éveil » publié aux éditions GERESO.

« La croyance que je considère comme vraie… est celle qui me permet de faire le meilleur usage de ma force, me donne les meilleurs moyens de transformer mes vertus en action. » André Gide

Se libérer de ses croyancesJ’amorce mes débuts de collaboration avec le Manager Urbain en vous entretenant sur un aspect qui m’interpelle…les croyances. Croyez-vous que c’est une bonne idée ? Grin  Les trois prochaines chroniques seront dédiées à ce sujet fort important dans nos vies, tant personnel que professionnel. En tant que managers, vous êtes perpétuellement confrontés par vos propres croyances ainsi que celles des gens que vous accompagnez. Qui dit désir de changement ou amélioration des performances, sera nécessairement confronté à de multiples croyances. Entamons d’abord le sujet par une compréhension générale de ce qu’est une croyance.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance est une habitude de pensée construite à partir de perceptions, donc ce que vous avez vu, entendu et ressenti. Elle peut être formée de vos propres expériences ou été achetée d’une influence externe, selon la crédibilité accordée à la source.

Quel rôle jouent les croyances ?

Elles servent de filtres à travers lesquels vous expérimentez la vie. Elles constituent le cadre de votre expérience humaine. Elles gouvernent vos pensées, vos paroles et vos actions. Elles déterminent comment vous allez interpréter les événements de votre vie, donc comment vous allez agir et interagir avec ceux-ci. Elles sont la source de vos motivations, de vos choix et de vos décisions. Elles teintent l’ampleur de votre succès, la manière dont vous relevez les défis et vous feront succomber aux échecs. Sans elles vous ne pourriez fonctionner…

Des croyances, par rapport qui ou quoi ?

Vos croyances embellissent ou ternissent chaque niveau de votre Être, vos comportements, vos attitudes, le développement de vos capacités, votre identité et le sens de votre vie. Vous en avez par rapport à vous-même, votre rôle, vos relations, les autres et leur potentiel. Vous en avez par rapport à votre équipe, votre entreprise, la société et la vie en générale. Vous en avez par rapport à vos projets, vos planifications et vos objectifs. Elles sont partout, sans même nécessairement vous en rendre compte.

Allié ou ennemi ? Saboteur ou propulseur ?

Certaines de vos croyances vous aident à fonctionner, influencer et évoluer, d’autres vous ralentissent, voir même, vous empêchent d’avancer ou vous font reculer.

L’autre jour, j’accompagnais un gestionnaire qui me parlait de son équipe. Il avait comme objectif de réussir à influencer positivement l’implantation d’un changement au sein de celle-ci. Par ailleurs, plus il m’en parlait, plus il s’enfonçait… « Je sais que ça va être difficile. Personne n’aime le changement. Mes employés résistent toujours. Je vais devoir travailler très fort. » Son discours était truffé de croyances limitantes. J’ai rétorqué: « En quoi est-ce vraiment important pour vous de réussir votre objectif (d’influencer positivement l’implantation d’un changement) ? En quoi, vos croyances par rapport à l’équipe vous aident à réaliser votre objectif ? » À la lueur de ces questions, il constata, malgré son grand désir de réussir, qu’il se sabotait avant même d’avoir commencé et s’il poursuivait, cela deviendrait une prophétie auto-proclamée.

Imaginez deux secondes : c’est comme mettre son pied droit sur l’accélérateur tout en maintenant son pied gauche sur le frein. Est-ce que cela vous arrive à l’occasion ?

En guise d’exercice et de conclusion de cette première partie, je vous propose une chasse aux croyances.

Prenez le temps dans les prochaines semaines d’identifier les croyances que vous portez ? Parmi celles-ci, lesquelles vous aident ? Lesquelles vous limitent ?

Voici quelques suggestions pour les trouver :

  • Observez et écoutez-vous attentivement. Remarquez vos habitudes de pensée, ce que vous vous dites régulièrement. Reconnaissez les « patterns » et les événements récurants. Il y a très certainement une croyance qui se cache dans le fond par rapport à soi, à quelqu’un ou la circonstance.
  • Repérez les généralisations que vous entretenez. Lorsque dans une phrase vous utilisez des mots tels que : toujours, jamais, personne, tous, etc. Il y a là aussi très certainement des croyances.
  • Complétez les phrases telles : Je suis… La vie est… Mon travail est… Mes employés sont… Je ne peux pas réussir parce que….
  • Répondez à la question : Qu’est-ce qui m’empêche d’avancer dans la direction que je souhaite ou d’influencer les changements que je désire dans mon équipe ou mon organisation ? Fort probable que vous portez en vous et nourrissez une ou des croyances qui vous limitent.

Cela peut vous prendre quelque temps afin de découvrir vos croyances, mais soyez assurés, votre temps sera bien investi. La qualité de votre vie et l’expression de votre leadership en dépend. Vos croyances sont les pions de votre évolution et de vos réussites.

Dans la partie II et III, je vous entretiendrai sur les différents types de croyances et en partie IV, sur comment transformer celles qui vous limitent.

Au grand plaisir de poursuivre cette réflexion ensemble et n’hésitez-pas à publier vos commentaires et vos expériences.

Colette

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29 réponses à “Les croyances : Saboteurs ou propulseurs – partie 1”

  1. Guillaume dit :

    Bonjour Colette,

    Merci pour cet article. Je me suis rendu compte personnelement du pouvoir de mes croyances par rapport à l’argent quand j’ai lu « les secrets d’un esprit millionnaire » et quand on prend conscience de ses propres croyances et qu’elle sont de plus limitantes, on se donne un vrai coup de fouet. C’est vraiment très important de les identifier, de savoir comment on fut conditionné dès notre enfance pour pouvoir « se reprogrammer » avec des croyances motivantes et propulsantes

    Je ne peux qu’être à 100% d’accord avec vous, créons nos propres croyances et ainsi notre propre réalité,

    @ bientot

    Guillaume Régnier
    Le dernier article de Guillaume: La puissance de la décisionMy Profile

    • Merci cher Guillaume pour ton message…et bravo pour ton travail. Il sert d’inspiration.
      Je crois aussi que l’on peut changer dans l’accueil et la douceur…mais bon… si c’est le fouet que ça prend… à chacun ces armes. hihi!

      Au plaisir de partager à nouveau.
      Colette Smile
      P.s. la partie II est déjà affichée et la III va suivre d’ici demain.

  2. bonjour de Marseille ! merci pour cet article qui présente de façon claire et accessible ce que sont les croyances.

    J’observe que j’arrive plutôt aisément -dans ma pratique de coach- à accompagner la prise de conscience et la découverte bienveillante des croyances de mes clients, alors que dans la posture de l’intervenant -lorsque j’enseigne le management de proximité par exemple- je trouve plus difficile d’en parler, de décrire ce que c’est…

    Votre texte est une grande aide pour mettre des mots sur ce concept. Dans mes interventions je parle plus volontiers aux participants de leurs « a-priori » sur la vie et le monde. Le mot croyance ici -en France- peut être facilement associé à « croyance religieuse » et du coup, j’ai observé à plusieurs reprises que dans l’esprit des participants à la formation, il peut y avoir quelque chose qui bloque avec le mot « croyance » lui -même. Merci et au plaisir d’un prochain échange ! Béatrice MELIN – PCC

    • Bonjour Béatrice,

      Merci pour ton commentaire.

      En effet le mot ‘croyance’ demande un certain recadrage. Il y a certes des croyances à changer par rapport au mot ‘croyance’…hihi!
      J’aime bien ton mot ‘a-priori’.

      J’espère que les autres articles ( II, III et IV) en lien avec ce thème te seront aussi d’une grande aide.
      La partie II est déjà affichée, et la IIIe va suivre d’ici demain.

      Au plaisir de continuer de beaux échanges avec toi.
      Colette

  3. Jean-Pierre dit :

    Bonjour Colette et heureux de te lire,

    Merci pour ton article et ce rappel. Je trouve effectivement intéressant le commentaire de Redouane. J’aimerai ajouter selon ma perception que la croyance est un apprentissage. Qu’a l’heure actuelle compte tenue de la rapidité des changements et la complexité du monde, l’utilisation du processus d’apprentissage devient très complexe. Depuis la nuit des temps l’être humain à une tendance naturelle par le processus de l’apprentissage à généraliser très rapidement ses apprentissages. Or l’efficacité d’un apprentissage ou croyance est lié à un contexte ou enjeux dans lequel il est ou pas, pertinent. C’est lorsque que cette croyance devient une généralisation c’est à dire décontextualisée quelle peut devenir limitative et non productive. Il est donc fondamental selon ma vision de contextualiser vos croyances et d’être vigilant dans toute généralisation. Ce qui est important ce n’est pas d’avoir ou pas des croyances, c’est la conscience dans l’utilisation que nous en faisons. Tout comme un train peut en cacher un autre, avant de changer une de vos croyances qui vous semble limitative assurez-vous que celle-ci ne vous est pas utile dans un autre contexte. Big Smile JP

    • Bonjour Jean-Pierre,

      Merci beaucoup pour ton commentaire qui apporte une précision importante à mes yeux. J’ai même décidé de prolonger la série d’une chronique pour y faire honneur. Tu t’y trouveras citer. Smile

      Merci pour l’inspiration JP et au plaisir de continuer nos échanges, Smile
      Colette

      • Bon dimanche Colette,

        Merci de ton feedback, je suis ravi d’avoir provoqué ce prolongement de la série de chronique pour notre plus grand plaisir. Je crois effectivement que c’est un élément important à mes yeux également, même si je ne suis pas visuel chère Colette Big Smile au plaisir de te lire de nouveau. Jean-Pierre Bekier.

  4. Redouane dit :

    la croyance chez l’humain note l’une de ses principales limites systémiques de ce dernier. en effet, sans croyances, il n’est point possible de se fixer des objectifs, exple: « je crois que le marché est porteur (croyance) et donc c’est le moment d’investir (opportunité/objectif) » ; hors la mise en place du plan d’action inhérent à l’objectif fixé devra supporter mes limites cognitives et actives dont les zones d’inconscience de mon incompétence. plus simplement, Tout humain sait qu’il sait un certain nombre de choses, sait qu’il ne sait pas un plus grand nombre de choses, ne sait pas qu’il sait pas de mal de choses (résultat de ses multiples adaptations sociales), mais surtout ne sait pas qu’il ne sait pas une infinité d’autres réalités. Heureux est donc celui qui sait qu’il ne sait pas qu’il ne sait pas. conscience de l’inconscience de son ignorance. si vous me suivez jusque là, c’est bon signe pour vous. la réponse à « les croyances saboteurs ou propulseurs? » est: c’est les deux en même temps!! la meilleure façon de dépasser ce dilemme demeure le lâcher prise total sur ce dernier, comment? c’est à l’image d’une balance avec ses deux plateaux, si vous souhaitez avoir un parfait équilibre, il s’agit de vider complètement les deux plateaux…

  5. Marc Villeneuve dit :

    L’important avec les croyances c’est d’abord d’identifier les croyances qui peuvent nous limiter et ensuite d’agir sur ces croyances pour les modifier.

    Selon Anthony Robbins dans  »Unlimited Power » (si je me souviens bien), les croyances sont comme un BANC; le siège du banc étant la CROYANCE, laquelle est supportée par des pattes qui sont les FAITS. Pour modifier la croyance il suffit de détruire les pattes une à une et de les remplacer par d’autres pattes (faits) qui supportent la croyance que nous désirons avoir. J’aime bien l’analogie de M. Robbins. De plus, cela vous donne une approche systématique pour modifier une croyance. Prenez une feuille de papier et faites l’exercice vous verrez…

    Marc

    • Merci Marc pour la suggestion. Si j’oublie d’en parler dans la partie 3 de cet article (consacré justement sur comment modifier nos croyances limitantes), je t’invite à ré-afficher ton message et exercice. Je suis certaine qui en aura d’autres qui pourront en profiter.
      Pour ceux qui souhaiteraient lire le livre d’Anthony Robbins dont Marc nous parle, le voici en français:
      Pouvoir illimité – Changez de vie avec la PNL : le livre référence

      A+ et Bonne année 2012
      Colette

      • Sylvie dit :

        Au sujet de l’approche de A Robbins, les pattes du banc devraient être considérées comme des perceptions et non des faits, puisque nous lisons les expériences à travers notre modèle du monde. Pour lire les « faits » qui nous concernent dans le monde des croyances, il faut être neutre et dissocié, ce qui est plus que difficile, surtout à l’âge tendre où ça s’installe ! La croyance est très proche de notre identité (Dilt), donc très personnalisée. Si je crois à 5 ans que ma mère ne m’aimait pas, que ce soit vrai ou pas, ça me fait une belle patte pour partir une croyance … c’est une « vérité » dont je me servirai avec mon jugement d’enfant… et on obtient ainsi une fausse croyance qui nous suit dans le monde adulte. En changeant la patte par « ma mère a fait son possible et je crois qu’elle m’aimait à sa façon », on désamorce la croyance, mais c’est encore une perception qui s’installe, c’est ma nouvelle lecture de la situation en mode adulte, celle qui va me permettre de remplacer le « banc », et j’aurai travaillé très fort pour recadrer, pardonner, accepter, … Il y a parfois des virages carrés dans certaines approches, le coaching est bien plus sophistiqué que ça !

        • Bonjour Sylvie,
          Je te remercie pour le beau recadrage que tu apportes. En effet, un fait n’est qu’une perception.
          J’aime bien ton exemple. C’est une application concrète qui facilitera la compréhension et inspirera les prochains lecteurs de l’article.
          Je suis d’accord aussi que le coaching (pour transformer une croyance) offre une approche plus sophistiquée et holistique qu’un seul et simple exercice proposé. Pour certains, la démarche sera utile et nécessaire. Pour d’autre, l’outil fera sont chemin.
          Merci pour ta sagesse partagée.
          Colette

  6. Rémi dit :

    Merci pour cet article très clair, Colette.

    Il est vrai que les croyances peuvent être un allié formidable ou un frein. Mais elles ne sont pas toujours facile à identifier non (tiens, mais cette remarque ne serait-elle pas, elle-même, une croyance ?) ? Smile

    A bientôt
    Rémi
    Le dernier article de Rémi: Troyes : cité des comtes de ChampagneMy Profile

  7. Manon Dubé dit :

    Et rester ouvert aux opportunités, aux changements.

    C’est un excellent exercice que de se « regarder aller » et de se poser les bonnes questions. On peut être notre meilleur ou pire patron pour soi-même, selon notre flexibilité devant nos propres croyances et la réalité.

  8. koleon dienou lydie gnohou epse meite dit :

    L’on a tendance à toujours faire passer ses valeurs ou croyances en premier sans souvent tenir compte des autres or selon les religions révélées il faut aimer son prochain être humble. Donc pour faire passer ces valeurs il faut faire la part des choses en ayant un esprit de discernement et ne pas gober tout ce qui vient de l’extérieur de sorte à créer un conflit permanent en moi. Certes les croyances exercent de l’influence sur moi mais il y a ce qui est bon et ce qui est négatif.

  9. Martine Coutu dit :

    Bonjour,

    Nos perceptions créent notre réalité et définissent nos horizons. Je suis d’accord qu’en temps que gestionnaire, nous nous devons d’élargir nos horizons en changeant nos perspectives vers une nouvelle réalité.

    Martine

  10. Marie V dit :

    Bonjour Colette, bonjour à tous,

    Merci pour cet article qui traite d’un sujet trop souvent occulté dans la perception que nous avons de nous-même & des autres.
    Nos croyances font partie intégrante de notre cadre de références (éducation, expérience, croyances….).
    Bien que certaines d’entre-elles soient bien ancrées dans notre personnalité & contrairement aux idées reçues, notre « cadre de références » évolue sans cesse & HEUREUSEMENT car, il est à l’origine de nos « à priori » & autres « jugements de valeurs ».
    Les « à priori » & « jugements de valeurs » (envers nous-même & les autres – positifs ou négatifs) sont les ennemis de la communication constructive & objective (quelque soit la situation). Ils sont les principaux pièges dans notre relation à l’autre car ils polluent notre esprit & faussent, souvent, notre message.
    La plus grande difficulté en communication c’est, à la fois, de « se méfier » de notre cadre de références tout en sachant prendre en compte & respecter celui des autres.
    Encore merci Colette pour ce sujet, Ô combien passionnant, & excellente journée à tous.
    Marie

    • Bonjour Marie V,

      Merci d’avoir pousser plus loin notre réflexion sur le sujet. Tes points sont pertinents. J’ai hâte de poursuivre notre échange sur le sujet. J’en profite pour te souhaiter une super année 2012…remplie de belles évolutions et de relations enrichissantes.

      Colette

  11. Nancy Tardif dit :

    Bonjour,

    Très intéressant et tellement vrai! Je fais le lien avec le labyrinthe des certitudes vu dans mon CGO. Ce qu’il faut retenir c’est que nous sommes notre pire ennemi et notre meilleur allié. Nous ne pouvons contrôler ou changer les autres, mais nous pouvons influencer et pour y arriver, nous devons, au départ, nous centrer sur nous.

    Au plaisir de lire les prochaines parties!

    Nancy

  12. Thérèse dit :

    Il m’est effectivement arrivée de rencontrer au cours de ma carrière des « saboteurs ». Dieu que c’est démotivant d’avoir ce type de personnes au sein d’une équipe!

    Thérèse

  13. Jacques dit :

    Super article!
    Bienvenue Colette sur ce blog! Avec la qualité de cet article, mes attentes sont comblées en ce qui a trait à la valeur ajoutée et la pertinence du contenu. J’ai bien hâte de voir la suite, car effectivement, les croyances sont très souvent un frein à notre développement, le développement de notre organisation et la créativité.

    À très bientôt!

    Jacques


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